White Building, entre artistes et promoteurs

La fin du White
Building ?
Symbole des extrêmes
du pays alors que le bâtiment décati jure au milieu des toutes nouvelles
constructions d’hôtels, complexes commerciaux  et  ‘’centres
de loisirs’’, le gouverneur de Phnom Penh annonce que le célèbre bâtiment du
Boulevard Sothearos  est voué à une démolition
prochaine. Toutefois, les voix des artistes s’élèvent.
D’après Monsieur
Socheatvong, il serait temps de démolir le bâtiment qui abrite environ 600
familles pour des raisons de sécurité. Le porte-parole de la municipalité De Phnom
Penh a longuement insisté sur la quasi-urgence d’évacuer les habitants
mentionnant également qu’il faudrait trouver une solution de relogement et qu’il
y aurait des négociations pour les reloger dans le district de Chroy Changva dans
le cadre d’un accord avec l’OCIC (Cambodian Investment Corporation). Plusieurs
immeubles de cette société immobilière, partenaire de la Canadia Bank et aussi
promoteur du projet Kho Pich Island seraient disponibles et Monsieur
Socheatvong indique que plusieurs familles actuellement résidentes du White
Building auraient accepté cette proposition de relogement. 
Le White Building à Phnom penh. Photo WordPress
Une semaine avant
cette annonce, des résidents du bâtiment soulignaient que des représentants de
la société 7NG, qui possède les terrains adjacents, effectuaient des démarches
individuelles pour récupérer les appartements un par un, d’autres indiquaient
qu’ils n’avaient pas l’intention de quitter leur habitation quelque soit la
proposition qui leur serait faite, qu’elle émane du secteur public ou du
secteur privé. Un sit-in sur le toit du bâtiment est prévu samedi en signe de
protestation. Dans le même esprit, une pétition circule sur internet, invitant à
signer contre ce projet de démolition. Demeure de nombreux artistes après la
chute du régime Khmer Rouge, le White Building, qui sert aussi parfois de lieu
d’exposition et accueille aussi des tournages, reste, selon les instigateurs de
la pétition, un symbole de la ville et de sa créativité. Dilemme donc et désaccord
à propos du bâtiment…pourtant, s’il est vrai que, quelque part, l’exotisme du bâtiment,
son passé et le tribut artistique plaident en sa conservation, les problèmes de
sécurité et probablement d’hygiène mériteraient aussi une approche. L’idéal
serait peut-être de trouver une solution intermédiaire sachant malheureusement
que les promoteurs immobiliers sont souvent peu enclins aux solutions communes
qui ne servent pas leurs intérêts au mieux. 
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