Corruption, la colère d’Hun Sen

Hun Sen : La
corruption est la maladie la plus âgée du monde
Lors de l’ouverture
de la 8ème Conférence régionale sur la lutte contre la corruption qui se déroule
à l’Intercontinental, le Premier Ministre a exprimé à nouveau son intention d’enrayer
la corruption au Cambodge, appelant la coopération de tous les secteurs, privés
et institutionnels, fustigeant également au passage la presse écrite qu’il
exhorte à faire des comptes-rendus plus objectifs sur la réelle situation de la
corruption dans le Royaume. Hun Sen a rappelé que cette maladie, la plus âgée
du monde, dit-il, est un fléau difficile à endiguer, nécessitant un cadre légal
approprié et une détermination sans faille. Hun Sen a rappelé les efforts du gouvernement depuis les années 2000 dans le domaine légal, des réformes qui, selon lui, ont créé un espace de droit  propice à une lutte efficace contre la corruption. Petit coup de griffe également vers
les ONG à qui il recommande de donner des informations plus précises et plus transparentes dans ce domaine…Peut-être
une allusion aux récents rapports d’une importante ONG classant le pays comme
le troisième plus vulnérable en matière de blanchiment d’argent. C’est la première
fois que l’homme fort du pays pointe aussi violemment le doigt vers le secteur
privé en matière de corruption : ‘’…N’oubliez pas que le secteur privé est
celui qui donne les pots de vin, si le privé ne corrompt pas, d’où vient l’argent
distribué?…’’
 a soulevé Hun Sen avant d’inciter ces acteurs du privé à participer
activement à la lute contre la corruption en cessant de pointer du doigt les
officiels. Citant la Banque Asiatique de Développement, le Premier Ministre a
appelé à se rapprocher des standards de l’ONG Transparency International pour
les méthodes d’évaluation. Il a rappelé que le Cambodge était un état souverain
et qu’il acceptait mal les critiques venant d’ONG  qui se permettait de jugements critiques sur
le Cambodge en publiant des rapports qu’il estime déloyaux. Pour conclure sur
cette critique, le Premier a appelé l’ADB à être vigilant dans ses propres
rangs, citant avec ironie la mise en examen de Christine Lagarde alors qu’elle
travaille pour une institution internationale. Une allusion qui a du aller droit au coeur de Christine Lagarde. 

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