Pédophile nazi à Phnom Penh

Pédophile nazi à
Phnom Penh bientôt libre ?
 
Avec une
condamnation réduite de 2/3 lors de l’audience de la Cour Suprême du 17 juillet
2014, le pédophile notoire Henning Karl Heinz Opitz, instigateur de l’un des
plus vastes et plus barbares réseaux de pornographie enfantine, est éligible
pour une libération dès 2016. Plus inquiétant, son avocat dit préparer actuellement une demande
de grâce royale.
 
Retour sur une
triste affaire : en Août 2006, alertés par l’ONG ‘’Agir pour les Enfants’’
et des voisins, l’unité de police chargée de la lutte contre le trafic humain,  fait une descente au domicile d’Opitz.
Pourtant habitués à ce type d’arrestation, les policiers ont du mal à réaliser ce
qu’ils découvrent. Quatre fillettes vietnamiennes entre 10 et 14 ans sont nues
dans l’appartement au milieu de piles épaisses de photos pornographiques,
cassettes, disques durs et accessoires de torture et ‘’parade’’.
Les images photo
et vidéo que découvrent les policiers montrent des scènes durant lesquelles
Opitz et d’autres ‘’vieux messieurs’’ fouettent les fillettes ligotées, les
violent et ponctuent régulièrement leur débauche sadique de quelques saluts
nazis. A l’arrivée des policiers, le pédophile essayera de s’enfuir en
sautant par la fenêtre, tentative de fuite pathétique qui le verra finir à
moitié empalé sur une clôture et conduit ensuite à l’hôpital avant la prison. Un
de ses complices, Thomas Engelhardt sera arrêté le lendemain.
Alors appuyé par
des enquêteurs de la police fédérale allemande, les policiers cambodgiens
auront alors accès à l’ensemble des archives vidéo et découvrent des scènes
de viol et torture sur les fillettes qui durent parfois jusqu’à 4 heures d’affilées
En mars 2007, le
tribunal de Phnom Penh condamne Opitz à 28 ans de prison, Engelhardt à 12, et
les deux vietnamiens qui ‘’fournissaient’’ les enfants, à 18 et 20 ans d’emprisonnement.
A l’époque, le droit criminel cambodgien ne prévoit rien contre la
pornographie enfantine. ‘’Débauche’’ et ‘’trafic humain’’ sont les seuls chefs
d’inculpation pouvant être retenus, faute de texte de loi. Les deux pédophiles
et les trafiquants font appel de la décision du tribunal de Phnom Penh. En
2009, la Cour d’Appel s’en tient au verdict initial mais, la loi sur la
suppression du trafic humain et contre l’exploitation sexuelle étant entrée en vigueur,
Opitz et ses complices  sont à présent accusés
de ‘’recours à’’ et ‘’achat’’ de prostitution enfantine.  Les compères décident de porter l’affaire en appel
une nouvelle fois.
La Cour d’Appel décide de porter sa décision en Octobre
2013.
La nouvelle
audience aura lieu, un peu plus tard, il y a 3 semaines, en juillet 2014.
Surprise, la Cour d’Appel réduit la condamnation d’Opitz de 28 à 10 ans. Ayant déjà
passé 7 ans en prison, le pédophile nazi pourra donc être libéré en 2016. Son
avocat avance une argutie juridique, prétextant que son client ne pouvait pas être
condamné en vertu du nouveau code pénal alors que l’inculpation initiale s’était
faite en vertu de l’ancien…Sans vergogne, l’homme de loi explique aussi que son
client est atteint d’une maladie incurable, on s’en doutait, et qu’il voulait être
lavé de toutes les charges et accusations. Indignation de l’ONG APLE qui
rappelle les preuves choquantes et l’importance des documents saisis, des
milliers et milliers de photos et vidéos violentes constituant la plus
importante saisie de matériel de pornographie enfantine de l’histoire du
Royaume.
Durant l’audience, Henning
Karl Heinz Opitz poussera l’outrecuidance jusqu’à déclarer qu’il n’avait jamais
touché aux petites filles, qu’elles venaient le voir par amitié et, qu’étant donc
innocent, il devait être relâché… A l’annonce du nouveau verdict, plusieurs voix
se sont élevées du coté de l’ONG qui craint sérieusement que cela crée un précédent de
nature à encourager les pédophiles à se moquer de la justice du Royaume.
Consolation
dans cette triste saga, les quatre fillettes ont été prises en charge par l’association.
Du coté du droit international, les autorités  allemandes ont signé les lois d’extra territorialité
en 1994 qui leur permettent de poursuivre un pédophile allemand même s’il a sévit
dans un pays étranger. En cas de libération, malheureusement probable, du pédophile
barbare et nazi de Phnom Penh, ce serait peut-être le dernier recours légal.
Il existe aussi une
pétition en ligne protestant contre la libération du monstre :
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